Rites utilisés sous la juridiction de la

Grande Loge du Québec

En Franc-maçonnerie, un rite est une série de degrés progressifs conférés par diverses organisations maçonniques, chacune agissant sous le contrôle de sa propre autorité centrale. Dans de nombreux cas, tels que le Rite York, il peut s'agir d'un ensemble d'organisations maçonniques distinctes qui fonctionneraient autrement de manière indépendante. Les systèmes de diplômes maçonniques appartiennent fréquemment aux corps annexes de la franc-maçonnerie auxquels un maître maçon peut adhérer après les diplômes de la loge bleue. pas plus sur le rite différent. Pour en savoir plus sur les différents rites maçonniques

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Rite Émulation

Le Rite Émulation (1) est le rite utilisé par la majorité des loges de notre Obédience

Le Rite émulation ou Rite anglais de style émulation ou Rite d'union est un rite maçonnique constitué par la Grande Loge unie d'Angleterre en 1813-1816. Le rite apparaît à l'époque comme une réponse à la querelle des « Anciens » et des « Modernes ».

Le rite anglais est codifié puis enseigné à partir de 1817 par des loges d'instruction telle que la « Emulation Lodge of Improvement », qui donnera son nom au rituel. Fixé dans le premier quart du xixe siècle, il arrive un siècle plus tard en France.

Il se maintient sans changement majeurs jusqu’à nos jours. Son immuabilité lui permet de rester le rite de référence de la Grande Loge unie d'Angleterre mais aussi celui de plusieurs milliers de loges, principalement au Royaume-Uni et dans les anciennes colonies britanniques. Le Rite émulation est également pratiqué par diverses obédiences maçonniques françaises.


 

Rite Écossais Anciens & Accepté R.É.A.A.

Le Rite écossais ancien et accepté (REAA) (1) est l'un des rites maçonniques les plus répandus dans le monde. Il fut fondé en 1801 à Charleston (États-Unis) sous l'impulsion des frères John Mitchell et Frederic Dalcho, sur la base des Grandes Constitutions de 1786, attribuées à Frédéric II de Prusse. Le rite ne comportait à l'origine que des degrés situés au-delà du grade de maître.

Ce rite est composé de 33 degrés et,  il est habituellement pratiqué dans le cadre de deux organismes complémentaires mais distincts :

  • une obédience maçonnique (Grande Loge du Québec)  qui fédère des loges des trois premiers grades de la franc-maçonnerie ; une « juridiction » de hauts grades maçonniques, dirigée par un « Suprême Conseil », qui regroupe des ateliers du 4e au 33e degré..

Bien que les trente-trois degrés aient été ainsi déjà créés, le Rite écossais ancien et accepté ne fut constitué qu'avec la fondation du premier Suprême Conseil, le Suprême Conseil de la Juridiction Sud à Charleston, en mai 1801, sous l'impulsion de John Mitchell et Frederic Dalcho.


 Rite de YORK

Le Rite d’York (1) est un rite maçonnique issu de l'expansion de la Grande Loge des anciens au début du xviiie siècle. L'appellation d'York y est liée, dans le sens d'une origine mythique d'une maçonnerie de pure tradition, adhérente aux plus anciens us et coutumes maçonniques. Le rituel est introduit et défendu par les régiments irlandais, qui l'exporteront d'ailleurs en Amérique du Nord au début du xviiie siècle, où il prend par la suite sa dénomination secondaire de rite américain en distinction du Rite émulation ou rite anglais.

Étant donné le contexte d'apparition, résolument théiste, le fondement essentiel du Rite d'York est la Bible et plus particulièrement l'Ancien Testament. Les trois premiers degrés du rituel sont pratiqués dans des loges qualifiées de symboliques. Des structures de hauts grades maçonniques approfondissent et complètent sa symbolique et son parcours, l'Arche royale et la maçonnerie cryptique. Le Rite d'York est l'un des rites maçonniques les plus pratiqués aux États-Unis. Importé en France par des loges militaires américaines vers 1918, sous le général John Pershing, le rite y est pratiqué de façon minoritaire.


(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rite_écossais_ancien_et_accepté